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| Parker comme une étoile (le 09/02/2006 à 17h49) |
Parker comme une étoile Par François KULAWIK De Sports.fr En attendant que soient annoncés, ce soir, les noms des heureux élus pour le prochain All-Star Game, Tony Parker n'en finit plus de jouer comme un all-star. Les Spurs privés de Tim Duncan, grippé, TP a en effet confirmé son nouveau statut, compilant 32 points et 13 passes pour mener les Spurs à la victoire à Toronto, 118-125 en prolongation. Soirée faste pour le clan tricolore puisque Pietrus et Diaw ont inscrit 18 points et Petro 10. Surtout le quatuor est devenu quintet avec les grands débuts de Ronny Turiaf chez les Lakers.
Tony Parker a trouvé l'ouverture pour offrir une septième victoire de rang aux Spurs. Livrée la veille du verdict, alors que le vote des entraîneurs est clos depuis plusieurs jours, cette nouvelle prestation éclatante ne changera certes rien à l'affaire. Peu-être, néanmoins, aura-t-elle le mérite de convaincre les plus sceptiques: Tony Parker mérite bel et bien une invitation au All-Star Game. Force est d'ailleurs de constater que sa participation au prochain match des étoiles semble désormais acquise. Il est ainsi difficiles de trouver le moindre expert, le moindre analyste qui ne l'inclut pas dans sa liste des probables heureux élus. Même l'éminent Sir Charles Barkley, pourtant parfois acerbe avec le meneur tricolore, ne tarit pas d'éloges à son sujet: «Il est incroyable depuis le début de saison. Si les Spurs en sont là aujourd'hui, c'est bien grâce à lui. Il a dépouillé son jeu et il est vraiment devenu inarrêtable.»
Et TP d'en donner donc un nouvel exemple à la faveur d'une visite chez les Raptors. Car si les Spurs, pourtant privés de leur poutre maîtresse Tim Duncan, grippé, ont enchaîné avec un septième succès consécutif, ils le doivent bien à leur meneur tricolore. TP n'a certes pas été le seul à briller: Sean Marks, l'animateur du vestiaire et accessoirement travailleur de l'ombre, a notamment profité de l'absence du boss pour battre son record de points en carrière avec 16 points et Michael Finley s'est une fois encore montré décisif avec six de ses 23 points inscrits au cours de la prolongation. Néanmoins, il n'y en n'avait bien que pour le Français dans les discours d'après-match.
Jadis avare de compliments, Gregg Popovich n'hésitait ainsi pas à se fendre d'une nouvelle salve de louanges malgré une prestation défensive «laissant à désirer». «Sans Tim, on a été obligé de changer nos batteries, d'expliquer l'entraîneur texan ,on a essayé de mettre beaucoup de rythme et Tony est forcément à l'aise dans ces conditions. Il l'a encore montré ce soir et a été d'autant meilleur qu'il a su faire jouer les autres avec ce tempo élevé.» Car non content d'assurer pour deux, ou presque, au niveau du scoring, TP se fendant même de sa troisième marque en carrière avec ces 32 points grâce à un solide 12 sur 19 aux tirs et un aussi parfait qu'inhabituel 8 sur 8 aux lancers-francs, l'ancien Parisien a été particulièrement généreux avec ses partenaires, délivrant en effet 13 passes, terminant à une offrande de son record en carrière. De quoi faire oublier ses six pertes de balle.
De quoi permettre, surtout, aux Spurs de signer un septième succès consécutif et de revenir ainsi à hauteur de Dallas en tête de la conférence ouest. Car il fallait bien ça pour venir à bout de Raptors particulièrement accrocheurs. Après un début de match à l'avantage des visiteurs, les troupes du Pop virant à la pause ainsi avec dix points d'avance, Toronto espérait d'ailleurs bien refaire le coup de la saison passée: l'emporter malgré un débours conséquent à l'amorce de la dernière ligne droite. L'an dernier, ils avaient en effet profité d'une panne sèche des Texans pour s'imposer après avoir compté 20 points de retard dans le dernier quart. Cette fois, il n'y avait que 14 longueurs à remonter, mais les Canadiens n'ont pu faire mieux que décrocher la prolongation grâce à un rush final des plus réussi de Mike James, auteur de 9 points dans les trois dernières minutes. Mais ni ses 36 points, ni les 30 points-14 rebonds de Chris Bosh et ni les 25 de Morris Petterson n'ont finalement suffi à réécrire l'histoire. Parker veillait...
Le grand jour de Turiaf Après avoir séduit les Lakers en juin dernier, avoir dû composer avec une arythmie cardiaque qui l'a contraint à une intervention à cœur ouvert durant l'été, puis avoir à nouveau convaincu le staff californien après un passage en CBA et enfin s'être sorti des griffes de l'administration américaine pour obtenir son permis de travail, Ronny Turiaf a vu son grand rêve se réaliser ce 8 février 2005 à Houston. Après Tariq Abdul-Wahad, Jérôme Moïso, Tony Parker, Antoine Rigaudeau, Boris Diaw, Mickael Pietrus et Johan Petro, le Martiniquais est en effet devenu un joueur NBA. De quoi suffire à son bonheur, l'intérieur Français ayant certes dû se contenter pour cette première d'une maigre minute de jeu. Le sort du match face aux Rockets acquis, les 32 points et 9 passes de Kobe Bryant et les 27 points et 10 rebonds de Brian Cook ayant permis aux Californiens de faire la différence pour l'emporter au final 89-78, Phil Jackson lui a en effet offert la dernière minute de la rencontre, Turiaf ayant tout juste le temps de prendre, et manquer, un tir à trois mètres. Mais l'essentiel était bien ailleurs...
Boris Diaw brillant comme les Suns Défaits l'avant-veille face aux Wolves, les Suns n'ont pas traîné pour renouer avec la victoire. Les joueurs de l'Arizona ont en effet profité de la visite des Grizzlies pour confirmer leur belles dispositions du moment en l'emportant 108-102. Et si ce succès est avant tout une œuvre collective, une habitude à Phoenix, cinq joueurs émargeant en effet à plus de dix points, Boris Diaw n'a pas manqué de se mettre en lumière. Alors que Raja Bell s'est montré le plus prolifique avec 24 points, que Shawn Marion a signé son habituel double-double avec 21 points et 16 rebonds, le Français a en effet donné une nouvelle démonstration de sa polyvalence. Il n'a certes pas été question d'un nouveau double-double, mais le Français a profité à plein d'un temps de jeu gargantuesque, 47 minutes, compilant en effet 18 points à 7 sur 13 aux tirs, 8 rebonds et 5 passes. Ajoutez-y 14 points et 10 passes du maître à jouer Steve Nash et le compte des Grizzlies était bon malgré une fin de match à l'avantage des visiteurs. Il faut dire qu'après avoir inscrit 42 points au cours du deuxième quart et compté 17 points d'avance à la pause, le sort du match était déjà scellé...
Gilbert Arenas éteint les Warriors Alors que les Warriors espéraient bien confirmer les progrès récemment constatés, la première date de leur tournée sur la côte ouest leur a été fatale. En visite à Washington, les Californiens sont en effet repartis avec une défaite dans les valises, les Wizards s'imposant 129-124 dans le sillage de leur meneur vedette Gilbert Arenas. Arenas s'est en effet rappelé au bon souvenir de son ancienne équipe en signant 45 points à 11 sur 24, répondant de manière forte aux rumeurs qui l'évincent du prochain All-Star Game. Caron Butler compilant 34 points et 15 rebonds et Antawn Jamison complétant le tableau avec 18 units, c'en était trop pour les Warriors. Et ce malgré les 28 points13 passes de Baron Davis ou les 31 points de Jason Richardson, mais aussi les 18 points à 7 sur 13 de Mikael Pietrus. Installé une nouvelle fois dans le cinq de départ, l'ancien Palois a également ajouté 5 rebonds mais a eu, pour le coup, bien plus de mal en défense face aux artificiers locaux.
Johan Petro ne change rien Johan Petro a eu beau signer l'un de ses meilleurs matches depuis le début de l'année, tout du moins sur le plan offensif, il en aurait fallu bien plus aux Sonics pour éviter une nouvelle défaite. Seattle a en effet concédé un quatrième revers consécutif, s'inclinant cette fois chez les Hornets 109-102 et ce malgré les 10 points à 5 sur 8 aux tirs et les cinq rebonds de l'ancien Palois. Les joueurs du bayou ont pourtant également vu leurs deux arrières Chris Paul et Speedy Claxton les quitter prématurément et Rashard Lewis inscrire 34 points pour les Sonics. Mais la piètre performance de Ray Allen aidant, 18 points à 6 sur 21, David West et PJ Brown prenant le relais de leurs arrières avec respectivement 26 et 21 points, ce sont bien les Hornets qui l'ont emporté et enfoncé un peu plus la franchise du Washington.
Detroit, deux ça suffit ! Après les deux revers consécutifs concédés chez les Pacers, et surtout chez les Hawks, les Pistons entendaient retrouver goût à la victoire. C'est chose faite et les hommes du Michigan n'ont eu que faire de la visite à Auburn Hills des Clippers, l'une des équipes les plus chaudes de la Ligue. Detroit a en effet mis fin à la belle série de quatre victoires de rang des Californiens en l'emportant 97-87. Et alors qu'il pourrait bien être le seul titulaire de Detroit à devoir regarder le prochain All-Star Game à la télé, c'est Tayshaun Prince qui a de nouveau été le plus en vue chez les Pistons. Après ses 29 points de la veille, inscrits en vain à Atlanta, l'ailier filiforme n'a pas seulement été le meilleur marqueur des siens avec 22 points, il a également été particulièrement décisif en inscrivant 11 points au cours des cinq premières minutes du dernier quart, lorsqu'il s'agissait d'envoyer les Californiens dans les cordes. Car les hommes de Mike Dunleavy pouvaient bien tenter un Hack a Shaq sur Ben Wallace, avec une certaine réussite puisque Big Ben manquait cinq de ses six lancers avant de demander à sortir, Rasheed Wallace, 19 points et 7 rebonds, scellait le sort de la rencontre d'un maître tir primé. En l'absence de Sam Cassell, Cutino Mobley pouvait bien inscrire 27 points pour épauler l'intangible Elton Brand, encore 30 points et 9 rebonds au compteur, Detroit a renoué avec ses bonnes habitudes.
Home sweet home... Entre une formation du New Jersey intraitable à domicile et une équipe de New York à l'agonie, le derby new yorkais a somme toute obéi à la logique. Les Nets l'emportant 96-83, les banlieusards de la Grosse Pomme ont en effet décroché leur douzième victoire consécutive dans les Meadowlands et les Knicks concédé un treizième revers sur leur quatorze dernières rencontres. Toujours en quête d'une victoire depuis la blessure de Stephon Marbury, les hommes de Larry Brown, qui a pris à part ses joueurs dans les vestiaires pour une mise au point musclée à l'issue de la rencontre, ont en effet été victimes de la verve collective de leurs voisins. Car plus encore que les 22 points de Vince Carte, que les 18 points de Richard Jefferson ou que les 14 de Nenad Krstic, c'est bien la circulation de balle des Knicks qui a forcé la décision, les Nets affichant 31 passes décisives pou 34 paniers inscrits. De quoi leur valoir 47% de réussite aux tirs. Et ce ne sont pas les 22 points de Jalen Rose ou les 17 de Channing frye qui allaient changer quelque chose à l'affaire. Les Spurs, prochains visiteurs des Nets, sont prévenus: New Jersey a pris ses aises à domicile...
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